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Mauvais dossier… Comment trouver une location ?

Aux beaux jours, les étudiants comme les personnes en mobilité se ruent sur les agences et les sites spécialisés pour trouver un logement en location. Comment optimiser ses chances et, côté propriétaire, la location est-elle un investissement rentable ? Tour d’horizon.

 

A la différence d’un achat, quand on se lance dans la recherche d’un logement à louer, il est indispensable de préparer tous les documents de son dossier avant même de commencer à prospecter. Dans un contexte tendu comme nous le connaissons actuellement, il faut être en mesure de réagir immédiatement quand on repère une offre de location qui correspond à sa demande. 

Donc, la pièce d’identité en cours de validité, le justificatif de domicile actuel, les trois années de fiches de paye (ou justificatifs de revenus), le dernier avis d’imposition et le contrat de travail, tout cela doit être dûment consigné et disponible en plusieurs exemplaires avant toute réponse à une annonce. 

Certaines agences ou plateformes immobilières conseillent fortement de joindre une lettre de motivation au dossier. C’est une façon d’humaniser votre dossier et de « rassurer » le propriétaire sur le fait que vous comptez prendre soin du logement. Mais il faut savoir que ce document ne fait pas partie des pièces qu’un propriétaire est en droit de demander. 

Les agences peuvent vous aider

Le problème, aujourd’hui, c’est que les propriétaires sont clairement en position de force sur le marché de la location. Pour une offre mise en ligne, ils peuvent recevoir, en direct ou via une agence, plusieurs dizaines de candidatures. Or, dans le même temps, en lien avec la situation économique générale, les impayés de loyers ont tendance à se multiplier. Tout cela conduit certains propriétaires à exiger des conditions très strictes pour le choix de leurs locataires. Selon une étude menée fin 2025 sur 2 000 Français, les deux tiers des bailleurs exigent un contrat en CDI et près de 60 % des revenus supérieurs à trois fois le montant du loyer. Sans parler des critères discriminatoires, comme l’origine ethnique qui, selon la même étude, serait pris en compte par 27 % des bailleurs. 

De particulier à particulier, il est très difficile de contrer ce type de critères abusifs ou franchement illégaux. Pour s’en prémunir, le mieux est de se tourner vers une agence spécialisée, qui a pignon sur rue et qui, déontologie professionnelle oblige, doit s’en tenir aux obligations légales en la matière.

Critères de choix : soyez raisonnable…

Une fois que votre dossier est prêt, il vous faut encore déterminer avec précision les critères de votre recherche. Décrocher une location n’est déjà pas chose facile, autant ne pas se compliquer la tâche en visant les mauvaises cibles. Premier élément : le budget. On l’a dit, la règle des revenus équivalents à trois fois le loyer mensuel est en train de se généraliser. Attention à bien prendre en compte l’intégralité de vos revenus, en plus de votre salaire, vous pouvez ajouter, si vous êtes en mesure de les justifier, des allocations, pensions, aides sociales ou tout autre revenus annexes. Attention aussi à bien intégrer les charges à votre calcul.

Vous devez, ensuite, rester cohérent dans le nombre de pièces recherchées. Pour entrer dans votre budget, vous pourriez être tenté de réduire le nombre de chambres. Mais aucun propriétaire ne louera un T2 à une famille de cinq personnes… 

Une fois posés ces deux critères invariants, vous pouvez affiner votre recherche en scrutant les annonces en ligne. En jouant sur la surface, le quartier, la note DPE, le niveau des prestations, vous pouvez faire varier le prix du loyer pour un même type de logement. 

Soyez réactifs et cherchez tous azimuts

Une fois les critères bien définis, vient enfin le moment de la recherche proprement dite. Surtout si vous savez que votre dossier ne sera pas forcément le plus facile à défendre, ne vous cantonnez pas aux annonces entre particuliers. 

Les agences immobilières connaissent bien les bailleurs dont elles gèrent les appartements. Elles se sont souvent occupées de l’achat du bien et parfois, elles assurent le syndic de la copropriété. Elles peuvent jouer un rôle d’intermédiaire très utile entre le candidat à la location et le propriétaire. Derrière un dossier, il y a une situation particulière et c’est aussi leur rôle de l’expliquer au bailleur. 

Elles savent que les critères de location, tout restrictifs qu’ils soient, ne sont pas des antidotes absolus aux défauts de paiement. Et qu’un dossier qui n’est pas totalement dans les clous peut être, en fait, tout à fait solide. 

Attention, également, à bien respecter deux règles d’or qui, en ces temps de pénurie immobilière, sont parfois négligées. D’abord, on ne s’engage jamais sur une location sans avoir vu le logement. Si vraiment vous ne pouvez pas vous déplacer (éloignement…) et que vous devez vous contenter d’une visite virtuelle, ne l’acceptez que par l’intermédiaire d’une agence immobilière reconnue, membre d’un réseau professionnel établi. 

Ensuite, ne versez jamais aucune somme, de quelque nature qu’elle soit, avant d’avoir signé un bail. Si on vous le demande, c’est un signal d’alerte qui doit vous conduire à rompre immédiatement le processus. 

Investissement locatif : c’est le moment !

La rentabilité d’un investissement immobilier locatif dépend de plusieurs éléments : le prix d’achat du bien, le loyer que l’on peut en tirer et les diverses incitations fiscales liées à cette opération. 

Pour ce qui est des prix, ils sont actuellement en phase de stabilisation et cette tendance semble bien installée. Les loyers, en revanche, poursuivent depuis quelques années une progression constante. Sur les cinq dernières années, ils sont en hausse de 14 % à Tours, de 15,5 % à Poitiers et 18 % à Angers. 

L’adoption récente du statut du bailleur privé, qui a pris le nom de l’actuel ministre du logement Vincent Jeanbrun, a redonné un peu de relief à la fiscalité sur l’investissement locatif. 

Pour les personnes qui cherchent à diminuer leur imposition, le principe du déficit foncier reste intéressant. Il s’agit de réaliser des travaux dans un bien que l’on met en location. Le montant de ces travaux peut être ajouté aux charges locatives qui deviennent alors supérieures aux loyers perçus. La différence peut être déduite des revenus fiscaux. 

Ajoutons que, sur le long terme, l’investissement dans un patrimoine immobilier est toujours gagnant. Il n’y a pas d’exemple de perte de valeur nette sur une période supérieure à 20 ans. 

A connaître : la garantie Visale

Pour les personnes qui ne disposent pas de la garantie d’un parent ou d’un tiers, l’option de la garantie Visale doit être envisagée. Il s’agit d’une garantie de loyer qui prend le relais du locataire en cas de défaillance. Elle peut prendre en charge jusqu’à 36 mensualités impayées, charges comprises. Elle couvre aussi les dégradations locatives, à hauteur de deux mois de loyer. La garantie Visale est accessible à un large public : toutes les personnes entre 18 et 30 ans ou, au-delà de cet âge, toutes les personnes gagnant moins de 1 710 € net/mois, en mobilité professionnelle ou en emploi saisonnier. Elle peut être actionnée par le locataire ou par le propriétaire.

Misez sur le meublé

Durant une longue période, en particulier dans les secteurs les plus touristiques, les investisseurs ont été tentés de se tourner vers la location saisonnière. Moins contraignante en matière de performance énergétique et nettement plus intéressante fiscalement, elle offrait des rendements bien supérieurs. C’est beaucoup moins le cas aujourd’hui. La loi sur les DPE s’applique désormais aussi aux locations saisonnières et sa fiscalité est devenue nettement moins incitative. Les villes, comme les copropriétés, se montrent de plus en plus frileuses sur le sujet. 

En revanche, la location de longue durée en formule meublée se développe rapidement. Elle permet de louer les biens entre 15 et 20 % plus cher. Elle permet, en outre, de bénéficier du régime fiscal LMNP qui, surtout si on opte pour la formule « frais réels » est nettement plus avantageuse fiscalement que le régime des revenus fonciers propre à la location vide. Comment