L’Insee a récemment actualisé ses données concernant les logements vacants en France. Les chiffres officiels remontent désormais à l’année 2024. Dans le Maine-et-Loire comme ailleurs en France, ils confirment des tendances lourdes.
Avant de lire ces données, il convient de différencier les situations. Entre deux locataires ou au moment d’une vente, il est normal qu’un logement soit vide pendant quelques mois. Cette vacance frictionnelle, de l’ordre de 2 à 3 % du parc de logements, est incompressible et il faut l’avoir en tête quand on compare les données globales. C’est la part des logements libres depuis plus de deux ans qui pose un réel problème.
Selon les données de l’Institut de la statistique, 5,3 % des logements sont vides dans le Maine-et-Loire en 2024. Seulement 2,7 % le sont depuis plus de deux ans. C’est nettement moins que la moyenne nationale, qui est de 11,1 % (3,5 % pour les logements vides depuis plus de deux ans). Cette tendance à un niveau très faible de logements vacants se retrouve dans tous les départements de l’ouest de la France. On est à 4,2 % en Vendée, 4,6 % en Loire-Atlantique ou encore 5,3 % en Ille-et-Vilaine. Par comparaison, ce chiffre est de 6,7 % en Indre-et-Loire, 8,5 % dans la Vienne, 7 % dans la Sarthe et 7,9 % en Mayenne.
La tendance nationale est claire : la vacance est plus importante dans les départements les plus ruraux et dans les zones les moins attractives. La moyenne de logements vides se situe à 5,2 % dans la région Pays de la Loire. Et 2,6 % le sont depuis plus de deux ans.
En affinant l’étude au niveau des communes, on se rend compte que le taux de vacance est plus important dans les secteurs ruraux, les petites villes ou les villages qui ne bénéficient pas de l’attraction du centre économique principal du département. On est, par exemple, à 9,5 % à Longué-Jumelles, à 9,7 % à Durtal. Concernant les autres pôles du département, on est à 8,7 % de logements vides à Saumur et seulement 4,8 % à Cholet.
De même, les villes centres connaissent souvent un peu plus de logements vacants que les communes de la proche périphérie. Ainsi, on compte 5,7 % de logements vides à Angers, mais seulement 3,8 % à Bouchemaine, 3,4 % à Saint-Barthélemy d’Anjou ou aux Ponts-de-Cé ou encore 3,2 % à Avrillé.
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